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Demain, les médicaments devront-ils préciser leur efficacité ?

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Les laboratoires pharmaceutiques pourraient avoir l'obligation en 2014 d'indiquer sur les boîtes de médicaments remboursables le service médical rendu, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France samedi. Parmi les mesures envisagées par le ministère de la Santé pour 2014 figure l'apposition, sur chaque boîte de médicaments remboursable, d'un code permettant facilement de connaître son efficacité, révèle le quotidien.

Ce code, c'est ce qu'on appelle le SMR - service médical rendu -, peut être important, modéré, insuffisant, explique le journal, qui a pu consulter un document confidentiel dont l'existence n'est ni confirmée ni infirmée par le ministère de la Santé, interrogé hier par le quotidien. Selon ce document confidentiel, les autorités voudraient profiter de la disparition programmée des petites vignettes autocollantes blanches, bleues ou orange pour imposer aux laboratoires pharmaceutiques de faire figurer sur ou dans les boîtes des médicaments remboursables ce SMR. Ce projet devra être validé par l'Élysée et voté par le Parlement, précise Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Insuffisant veut-il dire mauvais ?

C'est une excellente initiative, et je le dis au nom de l'ensemble de la Haute Autorité de santé, a déclaré au quotidien le professeur Gilles Bouvenot, président de la commission de transparence de la HAS. Le directeur général du Leem, Philippe Laqmoureux, qui représente les laboratoires pharmaceutiques, s'est dit pour sa part, toujours dans l'article, surpris de ce projet, qu'il juge malvenu : On a déjà trop d'informations sur les boîtes et cet affichage va rendre les choses confuses chez les patients, car ce n'est pas parce qu'un médicament a un SMR insuffisant qu'il est mauvais.

Enfin, Bernard Debré, professeur de médecine, député UMP de Paris et membre du Comité national d'éthique, déclare dans un entretien avec le journal : Au départ, le SMR est une notation qui se voulait claire, mais elle dépend de l'indépendance de ceux qui notent... Et puis il y a les conséquences d'une telle mesure, ça va déstabiliser les patients.

Tout médicament arrivant sur le marché français doit au préalable passer une série de barrières s'il veut obtenir une AMM (autorisation de mise sur le marché). Parmi celles-ci, l'évaluation du médicament tient une place prépondérante, souligne Le Parisien.